Ce n’est plus un vent mais une tornade !

Hier, j’ai revu un ami sur Paname (très belle ville). Ça m’a fait très plaisir de le revoir. Nous sommes tous les deux allés dans un bar de “Bears” (oursons pour les incultes) et je me suis senti désiré, voire trop. J’étais un bout de viande dans un restaurant de personnes sortant de Koh-Lanta.

Je sors de la boite pour rejoindre une amie et nous allons dans un autre bar gay de Paris. Me voilà dans les rues du Marais avec des ailes dans le dos, me sentant comme un Don Juan prêt à passer à l’action.

Nous arrivons dans le bar et voilà, ça continue, on me regarde (mes séances de sport payeraient-elles déjà ?). Bon des vieux ou des moches mais passons ça fait tout de même du bien au moral. Je descends sur la piste de moche danse et je repère quelques proies personnes à mon goût (mais ils sont moches dixit l’amie, mais moi, j’assume mes goûts de merde).

Le premier est torse nu mais en train de rouler des galoches à son pote qui est lui aussi torse nu, passons. Le deuxième est mignon, un peu petit mais ça va. Je le regarde. Il me regarde. Nous nous regardons. Je passe à côté de lui. Il m’arrête. Mon coeur palpite. Et me dit “dlkjssfj fjjdbdzjih djhljkds”.

J’attrape un noeud au cerveau ; lui sourit, lui dit dans un anglais approximatif “I speack french only sorry”. Putin m’a prof d’anglais au lycée avait raison, l’anglais sert toujours. Bon sauf que mon beau brun parlait espagnol ou italien. Et cinq minutes plus tard, il galoche un mec déguelasse. Je sens que la soirée va être longue.

Je jette alors mon dévolu sur un mec plus grand que moi (miam) pas trop maniéré (miam miam) un peu coincé BCBG mais bon, comestible. Je le regarde. Il tourne la tête. Ça commence bien. Il me regarde quand je ne le regarde pas. Pas si mort que ça en fait mais il colle un peu trop son pote. C’est un peu chelou cette histoire. Soit c’est ton pote et tu ne le touches pas soit c’est ton mec et tu le galoches. Tu ne fais pas de l’entre deux connard, pardon.

Je le repère dans la soirée seul et sous les encouragements riches de mon amie, je me lance dans ma chasse. Tel un félin, je m’approche doucement de ma cible en écrasant les pieds des autres cons. J’évite de toucher les gars puant la transpi et j’arrive à son niveau, pile derrière ! Je lui souris et le regarde. Il fait son timide. Ça m’excite davantage. Le challenge en est que plus grand. Je danse, je me trémousse sur la piste. Je donne tout ce que je peux, c’est à dire pas grand chose mais ce n’est pas grave. Le son est avec moi, j’adore cette musique dont le titre m’est inconnu. Il bouge. Il va se retourner. Il se retourne et se casse rejoindre son pote.

CONNARD !

Voilà le vent ou la tornade de la soirée. Ce n’était pas un mannequin loin de là mais même les moches je n’y arrive pas. Je vais devoir taper chez les aveugles…

Le gainage : La planche

Oui vous avez bien lu ! Non je ne porte pas de gaine mais je me suis mis au sport. Marre d’être rond et gris, moi aussi je veux être grand, beau et fort. Alors je me suis inscrit en salle de musculation il y a quelques temps (trois semaines). Et je m’amusais avec des machines quand soudain j’ai vu des beaux mecs ventre plat faire la planche.

Oui cet exercice où tu te mets face au sol et c’est parti pour tenir 1 minute voire plus. Et je peux vous dire que ça fait mal, surtout quand on alterne abdos et planche. Notre corps tremble, votre ventre tire un peu et là vous regrettez la tartiflette de la veille.

A chaque fois que je la fais, je me dis :

punaise, pourquoi j’ai bouffé autant de gras !

Mais au bout de trois semaines d’acharnement, 3 ou 4 séances de sport par semaine, mon ventre est toujours difforme mais il diminue. Je flotte de plus en plus dans mes pantalons. La belle plaquette de chocolat ne va pas venir du jours au lendemain mais petit à petit la planche me sourit ! Surtout quand je vois des personnes partir de plus loin que moi et qui misèrent pour la faire. Oui je suis mauvaise !